
Écrasons donc le vieux débat sur le pot…!
par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 16 juillet 2007 à 15:11
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Cette feuille de pot est-elle si effrayante pour que le gouvernement continue de la babounner? Écrasons donc le vieux débat sur le pot…!
Selon la très sérieuse Organisation des Nations Unies, une personne sur cinq a fumé du pot au moins une fois en 2004 au Canada (imaginons en 2007!) et le Canada devance les Pays-Bas et les States pour ce qui est de l'avoir essayé. Bon, ce n'est pas autant que la consommation d'alcool, mais avouez que ça gèle comme statistique…
Ce débat traîne en longueur, vous trouvez pas? Les preuves ont été faites que la mari est moins dangereuse que la téteille, peut-être pas pour les cellules, mais il est peu probable qu'un gars qui «ne sent rien rien rien» se transforme en Incroyable Hulk. Sur la boisson, ôtez-vous de là, la virilité s'empare du Gros Bon Sens© et le seuil de classe minimum descend dans les bas-fonds des égouts…
Le sénateur de CB (pas l'appareil qui griche tout le temps là, la province de l'Ouest où le pot est depuis longtemps dédramatisé…) Larry Campbell, semble avoir compris ça, lui. Il a proposé il y a une semaine de décriminaliser la mari et de la taxer au max pour payer les soins de santé. Quelle bonne idée, surtout que le pot est thérapeutique! Ça n'a pas rapport, mais tant qu'à ça, la couleur de la drogue pourrait séduire les environnementalistes…
La PC écrivait: «Selon le sénateur Larry Campbell, on gaspille trop de temps et d'efforts à intenter des poursuites criminelles pour de petites quantités de cette drogue (le gars qui s'est fait pincer à Laval jeudi passé avec ses 450 plants est exempté de cette affirmation…), tandis que le crime organisé récolte d'énormes profits de la culture du cannabis.» Ben justement, il y a fort à parier que le gouvernement hésite à se mouiller parce que le crime organisé pourrait en profiter pour s'infiltrer dans la brèche. À moins que ce soit une question d'opinion, de fermeture d'esprit. Y'a pas à dire, gelé ou pas, les esprits sont impénétrables…
La PC (pas pour «pauvre cannabis», pour «Presse canadienne») continuait ainsi: «Beaucoup de policiers préfèrent faire comme s'ils n'avaient rien vu au lieu d'arrêter des gens pour possession de marijuana, pour ne pas avoir à passer des heures à remplir des paperasses pour des accusations reliées à cette drogue.» Qu'à cela ne tienne, les imprimantes seront bientôt dans les paniers à salade, alors cette gêne sera révolue! Hum… pas bon exemple. Sérieusement, mettons-nous à leur place: en 2007, arrêter quelqu'un en possession d'un gramme est l'équivalent de risquer gros pour sauver un chat perché sur une branche…
Le sénateur cool (dans le sens terre-à-terre et moderne du terme) pense qu'on devrait traiter le pot comme l'alcool: sa production serait contrôlée et ses ventes réglementées. Il a même ajouté, holà blasphème, que le cannabis n'est pas une drogue qui engendre des pluies de taloches. Au diable les dossiers criminels pour une si banale offense…
Mais laissons la PC faire son travail: «Cette escalade s'est produite après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, qui ont retiré un projet de loi visant à décriminaliser la possession de petites quantités de marijuana. Selon des policiers, la multiplication des arrestations est directement liée à cette décision.» Évidemment. Pas fous les Canadiens. Enlevez-leur la feuille d'érable et ils ne se soulageront plus dans les chaudières, c'est connu.
Mais nous nous égarons: quand la peur du pot cessera-t-elle? Quand les mentalités changeront, voilà tout. Et détrompez-vous, il n'est pas question ici de faire l'apologie de l'expression «L'essayer, c'est l'adopter.» Des millions de gens doivent être pour la décriminalisation du cannabis même s'ils n'en ont jamais fumé. Pourquoi? Parce que leur fils s'est fait transpercer par un ado bourré, que leur fille a été fauchée par un chauffard soûl, que leur entière famille est alcoolique et non fonctionnelle nonobstant une ration quotidienne…
Ces mêmes individus auraient été heureux d'apprendre que l'ado bourré aurait pu être si gelé qu'il aurait raté son coup et effleuré le bras de leur fils (sans oublier qu'il n'aurait probablement pas eu envie de se battre…), que leur fille a été seulement frôlée par le chauffard car il roulait à 20 km/h sur l'autoroute et que leur famille est constamment au pays des rêves et s'aime plus que jamais. C'est vrai, la drogue est hallucinogène et n'assure pas un cerveau en pleine possession de ses moyens ou de l'amour à profusion. Cependant, il est rare qu'on entend des histoires de crime passionnel ou de crises familiales déclenchées par la marijeanne.
Il est où le problème alors? Dans la peur ou le manque de logique? Est-ce une question de lobbying ou simplement une question de temps avant que le destin se charge du dossier?
Une belle plante peut toujours en cacher une autre!!!(lien sur la page d'actu)
par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 16 juillet 2007 à 15:11
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Cette feuille de pot est-elle si effrayante pour que le gouvernement continue de la babounner? Écrasons donc le vieux débat sur le pot…!
Selon la très sérieuse Organisation des Nations Unies, une personne sur cinq a fumé du pot au moins une fois en 2004 au Canada (imaginons en 2007!) et le Canada devance les Pays-Bas et les States pour ce qui est de l'avoir essayé. Bon, ce n'est pas autant que la consommation d'alcool, mais avouez que ça gèle comme statistique…
Ce débat traîne en longueur, vous trouvez pas? Les preuves ont été faites que la mari est moins dangereuse que la téteille, peut-être pas pour les cellules, mais il est peu probable qu'un gars qui «ne sent rien rien rien» se transforme en Incroyable Hulk. Sur la boisson, ôtez-vous de là, la virilité s'empare du Gros Bon Sens© et le seuil de classe minimum descend dans les bas-fonds des égouts…
Le sénateur de CB (pas l'appareil qui griche tout le temps là, la province de l'Ouest où le pot est depuis longtemps dédramatisé…) Larry Campbell, semble avoir compris ça, lui. Il a proposé il y a une semaine de décriminaliser la mari et de la taxer au max pour payer les soins de santé. Quelle bonne idée, surtout que le pot est thérapeutique! Ça n'a pas rapport, mais tant qu'à ça, la couleur de la drogue pourrait séduire les environnementalistes…
La PC écrivait: «Selon le sénateur Larry Campbell, on gaspille trop de temps et d'efforts à intenter des poursuites criminelles pour de petites quantités de cette drogue (le gars qui s'est fait pincer à Laval jeudi passé avec ses 450 plants est exempté de cette affirmation…), tandis que le crime organisé récolte d'énormes profits de la culture du cannabis.» Ben justement, il y a fort à parier que le gouvernement hésite à se mouiller parce que le crime organisé pourrait en profiter pour s'infiltrer dans la brèche. À moins que ce soit une question d'opinion, de fermeture d'esprit. Y'a pas à dire, gelé ou pas, les esprits sont impénétrables…
La PC (pas pour «pauvre cannabis», pour «Presse canadienne») continuait ainsi: «Beaucoup de policiers préfèrent faire comme s'ils n'avaient rien vu au lieu d'arrêter des gens pour possession de marijuana, pour ne pas avoir à passer des heures à remplir des paperasses pour des accusations reliées à cette drogue.» Qu'à cela ne tienne, les imprimantes seront bientôt dans les paniers à salade, alors cette gêne sera révolue! Hum… pas bon exemple. Sérieusement, mettons-nous à leur place: en 2007, arrêter quelqu'un en possession d'un gramme est l'équivalent de risquer gros pour sauver un chat perché sur une branche…
Le sénateur cool (dans le sens terre-à-terre et moderne du terme) pense qu'on devrait traiter le pot comme l'alcool: sa production serait contrôlée et ses ventes réglementées. Il a même ajouté, holà blasphème, que le cannabis n'est pas une drogue qui engendre des pluies de taloches. Au diable les dossiers criminels pour une si banale offense…
Mais laissons la PC faire son travail: «Cette escalade s'est produite après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, qui ont retiré un projet de loi visant à décriminaliser la possession de petites quantités de marijuana. Selon des policiers, la multiplication des arrestations est directement liée à cette décision.» Évidemment. Pas fous les Canadiens. Enlevez-leur la feuille d'érable et ils ne se soulageront plus dans les chaudières, c'est connu.
Mais nous nous égarons: quand la peur du pot cessera-t-elle? Quand les mentalités changeront, voilà tout. Et détrompez-vous, il n'est pas question ici de faire l'apologie de l'expression «L'essayer, c'est l'adopter.» Des millions de gens doivent être pour la décriminalisation du cannabis même s'ils n'en ont jamais fumé. Pourquoi? Parce que leur fils s'est fait transpercer par un ado bourré, que leur fille a été fauchée par un chauffard soûl, que leur entière famille est alcoolique et non fonctionnelle nonobstant une ration quotidienne…
Ces mêmes individus auraient été heureux d'apprendre que l'ado bourré aurait pu être si gelé qu'il aurait raté son coup et effleuré le bras de leur fils (sans oublier qu'il n'aurait probablement pas eu envie de se battre…), que leur fille a été seulement frôlée par le chauffard car il roulait à 20 km/h sur l'autoroute et que leur famille est constamment au pays des rêves et s'aime plus que jamais. C'est vrai, la drogue est hallucinogène et n'assure pas un cerveau en pleine possession de ses moyens ou de l'amour à profusion. Cependant, il est rare qu'on entend des histoires de crime passionnel ou de crises familiales déclenchées par la marijeanne.
Il est où le problème alors? Dans la peur ou le manque de logique? Est-ce une question de lobbying ou simplement une question de temps avant que le destin se charge du dossier?


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